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Jean François Guers
Délégué de la 2 ème circonscription
Notre circonscription n'a pas échappé, lors des dernières élections régionales, à cette grande épidémie nationale que l'on a désigné sous le nom "abstentionnisme"
L’abstentionnisme a été sans conteste la cause de la défaite de la droite et de ses alliés car 56 % de l’électorat qui a porté Nicolas SARKOZY à la magistrature suprême en 2007, ne s’est pas déplacé pour aller voter.
Aussi, afin de mieux préparer les prochaines échéances électorales, notamment celles des présidentielles de 2012, il est nécessaire de comprendre les raisons de cet échec, et surtout de prendre en compte ce qu’ont voulu exprimer les français, et notamment notre électorat.
En effet, durant cette campagne des régionales, le débat a été faussé, à la fois par le discours démagogique de la gauche mais également par les choix stratégiques hasardeux retenus par la droite :
- Par la gauche, car elle a axé sa stratégie de communication autour de l’action de Nicolas SARKOZY et de sa politique nationale. On peut dire que le débat national a sublimé le débat local tout au long de la campagne.
Il est insoutenable de constater que la gauche a remporté ces élections sans qu’elle n’ait eu à se justifier de sa gestion calamiteuse durant ces 6 dernières années (explosion des impôts, de la dette…) !!
Il est tout aussi exaspérant de voir que les dirigeants socialistes sortant n’aient pas eu besoin de faire campagne, et se sont ainsi laissés porter par la vague protestataire que traverse actuellement notre pays, tout en entretenant une stérile polémique politicienne.
- Par la droite, car son message a été rendu inaudible du fait, sans doute, de sa stratégie d’union dès le 1e tour qui a donné le sentiment d’être seule contre tous.
Par ailleurs, il est vrai aussi, que le contexte actuel n’a pas joué en notre faveur. Au-delà de la crise que nous traversons et de cette élection dite intermédiaire rarement favorable à l’exécutif en place, les français ont souvent eu le sentiment que toutes les réformes mises en place depuis 3 ans, ne répondent pas réellement à leurs préoccupations, rendant ainsi illisible la ligne politique tracée par le Président de la République.
Il semble que cela ait pesé lourdement sur le choix de vote ou de non vote des français.
Reste aujourd’hui l’impérieuse nécessité pour nos dirigeants de concentrer leurs efforts sur la sortie de crise et de réussir la nécessaire réforme des retraites, gage d’une victoire aux présidentielles en 2012.
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